Calcul du viager
Vendeur et acheteur accordent tous deux de l'importance au montant de la somme que l'un percevra et que l'autre lui versera. Il n'est pas facile de calculer le viager si l'on tente de le faire soi-même. On n'aura qu'une valeur approximative de la rente.
Plusieurs paramètres entrent en ligne de compte si l'on veut calculer de manière précise le viager. D'abord, on considérera le bouquet ou la somme que le vendeur versera au propriétaire au moment de la signature du contrat de vente. On tiendra compte également de l'espérance de vie du vendeur.
Quelle méthode adopter pour calculer le viager ?
Puisque l'acte de vente se passe devant un notaire, celui-ci pourra très bien faire le calcul. Il peut procéder de deux manières différentes. Ou bien, il base son calcul sur la période pendant laquelle le crédirentier reste encore en vie. Pour cela, il consulte les tables d'espérance de vie. Ou bien, cet homme de loi fera son opération à partir des montants des loyers du quartier où vit le vendeur. Cette deuxième méthode mettra l'acquéreur à l'abri de certains problèmes fiscaux. Au final, les deux méthodes donnent à peu près le même résultat.
Comment s'effectue le calcul dans la pratique ?
Il faut d'abord connaître le coefficient diviseur du vendeur Il se trouve sur la table que quelques assureurs ont élaboré. Pour un individu de 80 ans, son coefficient est de 6,723. Si sa maison est évaluée à 200 000 euros, son viager s'élèvera à 200 000/6,723. Le résultat obtenu correspondra au viager annuel et on fera la division pour avoir le mensuel. Si le débirentier a déjà versé un bouquet, cette somme sera à déduire du montant réel avant que l'on ne fasse les autres opérations. Toutes ces considérations rendent complexe le calcul du viager.